1. Bonjour Katia et Alexandre, pouvez-vous vous présenter et nous parler de vos parcours ?
Nous sommes les cofondateurs de BRAINYTECH, un cabinet boutique spécialisé dans l’IA et le numérique maîtrisé. Nos parcours combinent plusieurs années d’expérience dans le développement logiciel, l’architecture de solutions numériques, l’écoconception, la gouvernance des systèmes d’information et l’accompagnement des organisations publiques et privées.
Nous avons créé BRAINYTECH avec une conviction simple : les entreprises et les collectivités ont besoin de prendre de meilleures décisions numériques, pas seulement d’adopter de nouvelles technologies. Notre rôle est donc d’aider les décideurs à transformer des sujets complexes en choix clairs, utiles et durables.
2. Vous êtes très engagés sur le numérique responsable, quelle est la source de votre engagement ?
Notre engagement est né d’un constat : le numérique crée beaucoup de valeur, mais il peut aussi générer des coûts cachés, des dépendances, de la complexité et des impacts environnementaux parfois mal maîtrisés.
Pour nous, le numérique responsable n’est pas une démarche de communication ou une contrainte supplémentaire. C’est une manière de concevoir des services numériques plus performants, plus robustes, plus durables et plus utiles. Cet engagement se traduit notamment par notre statut de société à mission et notre label Numérique Responsable niveau 2.
3. Comment définissez-vous le numérique responsable, quels en sont les grands principes ?
Le numérique responsable consiste à rechercher le meilleur équilibre entre valeur créée, impacts environnementaux, enjeux sociaux et performance économique.
Concrètement, cela passe par plusieurs principes : concevoir des services utiles, limiter les ressources consommées, améliorer l’accessibilité, renforcer la qualité et la maintenabilité des solutions, protéger les données et éviter les dépendances inutiles.
L’objectif n’est pas de faire moins de numérique, mais de faire un numérique plus pertinent et mieux maîtrisé.
4. Le sujet de l’IA est au cœur de l’actualité, quels sont les principaux enjeux sur ce sujet selon vous ?
L’enjeu principal n’est plus de savoir si l’on doit utiliser l’IA, mais où et comment elle crée réellement de la valeur.
Les organisations sont confrontées à plusieurs défis : identifier les bons cas d’usage, protéger leurs données, éviter les effets de mode, maîtriser les coûts, conserver une supervision humaine adaptée et mettre en place une gouvernance proportionnée.
Nous constatons souvent que les entreprises ont beaucoup d’idées autour de l’IA, mais manquent d’une méthode pour prioriser les usages et décider lesquels lancer, expérimenter ou écarter.
5. Vous parlez d’IA frugale, comment les entreprises peuvent-elles avancer pour plus de sobriété concernant l’IA ?
L’IA frugale consiste à utiliser l’IA là où elle apporte un bénéfice réel, plutôt que de l’intégrer partout par principe.
La première étape est de prioriser les cas d’usage selon leur valeur métier, leur faisabilité, les données disponibles et les risques associés. Il est souvent préférable de commencer par quelques usages ciblés, bien maîtrisés et mesurables plutôt que par des projets ambitieux mais difficiles à rentabiliser.
Une IA frugale est avant tout une IA utile, proportionnée et alignée avec les objectifs de l’organisation.
6. Quels sont vos projets du moment ou en préparation ?
Nous travaillons actuellement sur plusieurs sujets liés à l’IA maîtrisée et à la gouvernance des usages.
Nous accompagnons des organisations qui souhaitent prioriser leurs cas d’usage IA, mettre en place des règles d’utilisation adaptées ou expérimenter des assistants documentaires sur leurs propres contenus.
Nous développons également des outils d’aide à la décision permettant d’évaluer les opportunités IA selon une approche qui combine valeur métier, risques, maîtrise des données, dépendances technologiques et capacité de mise en œuvre. Notre ambition est d’aider les décideurs à avancer avec plus de clarté et moins d’incertitudes.
Vous souhaitez mettre en place une stratégie numérique responsable ? Contactez-nous !



